A Sathonay-Camp, dans les années 1920, une sériciculture (élevage de vers à soie) était implantée dans des bâtiments situés au fond de la propriété "MONTJOLY" dont l'entrée est à l'angle de l'actuel boulevard des Oiseaux et de lavenue des Bruyères
La bâtisse, transformée aujourd'hui, sise au 2 allée des Bruyères, abritait une magnanerie, et dans la cour, des
mûriers blancs (Morus Alba) dont les feuilles servent de nourriture exclusive pour les
vers à soie.La magnanarelle ou magnanière (femme qui élève les vers à soie ) disposait à côté de son appartement des pièces où est
maintenue une température régulière, et où sont installés des casiers (dit claies)
semblables à ceux que l'on peut voir dans les magasins de laine.
Les ufs (appelés graines) du papillon BOMBYX du mûrier sont disposés dans les claies. Les vers éclos se nourrissent de feuilles
fraîches de mûrier.
Après plusieurs mues, ils atteignent leur taille maximale. Alors ils saccrochent aux rameaux disposés sur des claies.
Le ver file un cocon dans lequel il senferme pour devenir chrysalide, puis papillon. Mais, pour récupérer le fil, on étouffe la chrysalide dans le cocon. Le cocon sera déroulé dans leau chaude et donnera un fil très fin qui, mouliné, fourni la soie grège.
Cette production était vendue aux soyeux lyonnais, nombreux à cette époque.