LA LUTTE CONTRE LE FEU

Vers la fin du 19ième siècle, le feu était toujours un redoutable fléau. En 1871, la maison PILLARD (rue Saint Maurice) au village est la proie des flammes, en 1878 c'est celle de monsieur Victor LALLEMAND au camp, boulevard Castellane.

Désirée

Désirée

En 1891, quelques Sathonards avaient pris conscience de la vulnérabilité de leurs biens, récoltes, fourrages, stock de bois de chauffage, et s'étaient regroupés pour mener à bien l'achat d'une pompe à incendie. Il l'appelleront "Désirée", du nom de son parrain Désiré MANIN, boulanger du village.

Elle sera opérationnelle jusqu'en 1947, date à laquelle "Ginette" la remplace.

En 56 ans de carrière, "Désirée" a eu chaud quelquefois !

Aux environs de 1914 - un appel téléphonique au café CHOSSET qui détient la clef du local : il y a le feu chez Mr FONTAINE à Sathonay-Camp (av. Félix Faure, face à l'immeuble des Castors). Les Clairons, prévenus les premiers, font le tour du village pour prévenir leurs collègues. On attèle un char et derrière, "Désirée". Malgré ce confortable et rapide déplacement, il ne restera rien de la maison.

1918 C'est la nuit, et tout brûle chez le charron de Cailloux, Mr DENIZOT à Noailleux ! Les pompiers du village se relayent dans les BRAS DE DESIREE, pour la conduire à Cailloux par le chemin des Epinettes.

1921 Déjà 30 ans de service ! "Désirée" a besoin de réparations, la municipalité s'en charge.

1929 "Désirée" était toujours en bon état de fonctionnement et les hommes du feu bien entraînés. Il participaient à la manœuvre du premier dimanche de chaque mois. et gare à ceux qui ne venaient pas, car le lieutenant Paul BERNARD leur donnait 5 F d'amende.

La fin de "Désirée" fut beaucoup moins glorieuse que sa carrière. Lorsque, après la guerre, la municipalité fit l'acquisition de "Ginette" elle n'est pas riche. Le corps des sapeurs pompiers veut apporter sa contribution à cet équipement. "Désirée" est démolie : 45 kilos de bronze, vendus à la ferraille, permettent d'acheter du matériel (tuyaux, raccords).

Ginette

M. GINET, ingénieur en retraite au village, déniche à Corbelin, une moto-pompe et contribue à sa remise en état. Pour le remercier, les sapeurs Pompiers, placés sous le commandement du Lieutenant Jean Prost, lui demandent de parrainer le précieux engin, baptisé GINETTE.

Pour fêter cet heureux évènement et récolter des fonds dans le but d'équiper les sapeurs de tenue et matériels, une grande fête est organisée du 10 au 14 juillet 1949. Une grande tombola a lieu. La Fanfare de Rillieux, le club Gymnique et les Cors de Chasse de Neyron participent. Crée à cette occasion sous la direction du Caporal-Clairon Jean VILLIER, la Clique des Sapeurs Pompiers remporte un succès considérable.