
Le projet de Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) du camp militaire se situe au cœur de la commune de Sathonay-Camp. Cette commune, située à 4 km au Nord Est de Lyon, appartient au secteur nord de l'agglomération lyonnaise. Elle s'inscrit dans la continuité urbaine de Lyon, Caluire-et-Cuire et au-delà Fontaines sur Saône.
L'ancien site militaire de Sathonay-Camp, à l'origine de la création de la commune de Sathonay-Camp en 1908, est aujourd'hui fermé depuis 1997 suite à la professionnalisation de l'armée. Le fonctionnement et le développement de la commune en ont été déstabilisés.
La fermeture du camp militaire a marqué une étape forte dans l'histoire de la commune. Sa reconversion en centre urbain et en zone d'accueil du pôle de gendarmerie est ainsi un élément majeur du renouveau de la commune. Le camp constitue en effet son unique ressource foncière et ainsi sa seule perspective de développement.
Les documents d'urbanisme réglementaire à échelle métropolitaine et d'agglomération indiquent pour la commune de Sathonay-Camp, une attractivité résidentielle à développer et une identité paysagère à préserver, tout en incitant fortement à des principes de mise en place de transports multimodaux avec la gare SNCF. Le Plan Local de l'Urbanisme (PLU) classe le site du camp militaire comme une priorité d'aménagement et définit des orientations majeures.
L'ancien site militaire de Sathonay-Camp représente près de 17% de la superficie communale (34 ha au centre de la commune). Il se caractérise par un fort dénivelé qui l'isole en partie du bourg. Les terrains géologiques sont des sols morainiques, présentant des remblais limoneux et sablo limoneux. Le ruisseau du Ravin, au Nord du secteur d'étude, constitue le seul réseau hydrographique. Son caractère torrentiel et l'urbanisation de son bassin versant, soumet la zone à un risque d'inondation. Le camp est classé au Plan de Prévention des Risques Inondation du ruisseau du Ravin (PPRI) comme zone contributrice au ruissellement.
L'ancien camp militaire présente de nombreux alignements de platanes qui confèrent au site sa richesse paysagère et naturelle. Mais on trouve également des zones de boisement et espaces de friches ouverts qui résultent de la végétation ornementale du site aujourd'hui à l'abandon.
La trame urbaine de la commune présente un centre ancien dense, regroupant l'essentiel des commerces, des secteurs de logement collectifs sociaux et copropriétés, puis une trame composite assurant la transition avec le secteur pavillonnaire aux limites de la commune. Les espaces naturels sont limités au secteur du ruisseau du Ravin. Le site du camp comprend des installations militaires à l'abandon.
La gare SNCF de Sathonay-Camp est desservie par la ligne Lyon – Bourg-en-Bresse, qui permet une liaison cadencée avec la gare de La Part Dieu en 9 min. 3 lignes de bus desservent la commune et permettent de rejoindre le centre de Lyon et le réseau de métro à Croix Rousse. Le site du camp est facilement accessible depuis 4 arrêts de bus. La voie verte de la Dombes constitue une piste cyclable aménagée qui permet de relier la commune au plateau de la Croix Rousse.
L'ensemble des réseaux est présent sur le site du camp, ils présentent une organisation générale spécifique aux dispositions du camp militaire.
Le site du projet offre des vues lointaines sur les Monts d'Or et sur le plateau de Sathonay-Village. Cependant, à l'échelle de la commune, le camp présente une impression de fermeture visuelle forte : dénivelé marqué, clôtures, murs d'enceinte.
La commune comptait 4336 habitants lors du dernier recensement de 1999. Elle est marquée par un déclin de sa population en partie due au départ des militaires et à un vieillissement général.
La commune comprend 1775 logements occupés en résidence principale, dont 35% de logements sociaux. La part de l'habitat collectif est très majoritaire (75% des logements). Le développement résidentiel est faible depuis 1990.
La commune compte de nombreux commerces et services, regroupés pour la plupart le long du bd de Castellane et de l'avenue de la République. Elle dispose également d'équipements et services répondant de façon satisfaisante aux besoins actuels : pôle d'accueil petite enfance, écoles, stade municipal, bibliothèque,...
Une campagne de mesures acoustiques a été réalisée sur le secteur en janvier 2006. Les niveaux sonores les plus élevés sont relevés en bordure des voies classées avec des niveaux ne dépassant pas toutefois 65 dB(A) le jour et inférieurs de 10 dB(A) environ la nuit. Toute la zone est donc en ambiance sonore modérée au sens réglementaire. Les niveaux sonores chutent rapidement dès que l'on s'éloigne des principaux axes circulés. Le fond sonore est relativement faible avec au maximum 45 dB(A) le jour et 32 dB(A) la nuit.
La commune de Sathonay-Camp ne dispose pas d'une surveillance continue de la qualité de l'air. On peut rapprocher la pollution atmosphérique présente de celle d'une commune de type périurbain, la pollution ayant comme sources principales les axes de transit et l'agglomération lyonnaise au sud.
Les réflexions sur la reconversion du camp militaire de Sathonay-Camp ont débuté dès l'annonce de la fermeture de celui-ci en 1997. Le schéma initial proposé en 1999 évolue au fur et à mesure de l'avancée des études, des pistes issues de la concertation et des ateliers de réflexion menés avec la population sathonarde. Il aboutit à un schéma urbain en novembre 2003, respectant les invariants qui ont émergé de ces réflexions.
Fin 2003, le Ministère de la Défense fait connaître son intention d'installer un pôle régional de gendarmerie sur le site de l'ancien camp militaire.
Finalement, un accord est trouvé entre la commune, la communauté urbaine de Lyon et l'état : les études se poursuivent en intégrant le projet de gendarmerie au projet de développement urbain de Sathonay-Camp, tout en préservant les invariants du site.
Enfin, les éléments issus de l'analyse environnementale et urbaine réalisée en 2005 sont pris en compte : optimisation de l'orientation des bâtiments, des modes doux, de la typologie des bâtiments. Le plan de composition urbaine définitif est ainsi parachevé en novembre 2005.
L'aménagement urbain sera réalisé sous forme de ZAC, dont la procédure de création réglementaire se déroulera de mi 2006 à 2007. Les travaux devraient débuter en 2008, et se poursuivre jusqu'en 2013.
Le périmètre retenu pour la ZAC est délimité par :
La trame urbaine a été conçue pour répondre à l'objectif principal de créer un nouveau centre ville, en juxtaposant un quartier neuf à un tissu ancien. La trame urbaine s'est donc appuyée sur les caractéristiques du village :
Le programme souhaite une mixité importante du type de logement : habitat collectif, petit collectif, habitat
individuel groupé, maison individuelle. La hauteur des bâtiments ne devrait pas dépasser le R+4.
La capacité constructible se situe à environ 450 logements, soit une capacité de 1 100 habitants nouveaux.
Le programme prévoit également l'implantation de commerces de proximité et d'une moyenne surface
alimentaire dans le secteur proche du bd Castellane.
Le programme de la ZAC comprend la réalisation de plusieurs équipements publics :
En parallèle et en accompagnement de la ZAC, la communauté urbaine de Lyon a programmé la réalisation
d'équipements publics « primaires » dépassant le cadre de la ZAC mais nécessaires à son fonctionnement :
Le chantier du projet de ZAC s'étalera entre 2008 et 2013 pour les logements. Il nécessitera une phase de démolition et de terrassement génératrice de quantités de déchets importantes et de nuisances en terme de bruit et trafics (rotations de camions) pour les riverains. La phase de construction de la ZAC sera à l'origine de nuisances de même type : bruit et trafic poids lourds essentiellement. Les impacts sur les activités économiques devraient être peu sensibles.
Le projet n'engendrera pas de modifications du climat. Les axes principaux de desserte de la ZAC ne sont pas orientés selon les vents dominants. Les effets d'ombres portées seront faibles.
La topographie du site a été intégrée au projet et sera préservée hormis au niveau de la nouvelle place du marché qui nécessitera un remblai important.
Le ruissellement pluvial de la ZAC est entièrement pensé et maîtrisé à échelle globale du projet par un bassin de rétention réalisé dans le cadre plus général de l'aménagement du bassin versant du ruisseau du Ravin, selon les prescriptions du PPRi. Le réseau projeté est séparatif et comprend des noues destinées à l'amélioration qualitative des eaux pluviales.
Les espaces de nature sont préservés (mail végétal) et créés sur le site du projet (axe vert, bassin de rétention paysager aménagé en parc), dans un souci de continuité. Ils constituent autant de lieux d'accueil variés pour la faune.
Le projet est compatible avec les documents d'urbanisme : le PLU sera modifié en 2006 pour permettre l'intégration des détails du programme.
Outre la destruction des bâtiments inutilisés du camp, le projet prévoit la destruction de 3 immeubles collectifs sociaux dont l'offre sera rétablie dans les projets urbains du triangle du Génie et du camp. Les logements proposés sur la ZAC seront variés : locatif/accession à la propriété, collectif/individuel, social/privé libre.
Le réseau viaire de la ZAC vient se greffer sur celui de la commune en proposant une hiérarchie des voies adaptée aux trafics prévisibles. Il permet d'assurer des liaisons transversales nouvelles sur le territoire de la commune. Les trafics verront une hausse de 20 à 40%. Cette hausse sera sensible étant donné les charges actuelles mais la circulation restera fluide, grâce à un gabarit de voirie adapté.
Les logements à l'intérieur de la ZAC bénéficieront de parkings souterrains. L'offre de stationnement de surface sera assurée par des placettes et des poches de stationnement parallèle sur les voies de desserte. Le stationnement supprimé (place Thévenot et bd de Castellane) sera remplacé par des possibilités nouvelles, principalement autour du mail Castellane (contre-allée). Ainsi, l'offre nouvelle de stationnement permettra de répondre aux besoins de manière satisfaisante.
Le projet prévoit la création de l'ensemble des réseaux nécessaires au fonctionnement de la ZAC, en accompagnement de la voirie. Le système d'assainissement pluvial et des eaux usées marque une nette amélioration par rapport à la situation actuelle.
La bonne insertion urbaine du projet est assurée par la constitution d'un front de bâti nouveau sur les axes centraux de la commune (av Félix Faure et bd de Castellane), respectant la typologie et l'échelle de l'existant. Le mail de Castellane et la place belvédère viennent étendre le centre bourg.
Le projet comprend la construction de 450 logements, ce qui entraîne la venue d'environ 1100 habitants nouveaux, auxquels viendront s'ajouter les effectifs de la gendarmerie. A terme, la population de Sathonay-Camp devrait franchir le seuil des 7000 habitants.
Le projet prévoit l'installation de commerces dans la partie sud est du site, en symétrie de l'axe commercial existant bd de Castellane et av de la République, dont une moyenne surface alimentaire. L'offre commerciale sur la commune devrait ainsi être développée et étoffée en préservant la structure existante.
De nouveaux équipements sont nécessaires pour accueillir au mieux les nouveaux habitants sur la commune. L'analyse des besoins a abouti à un programme d'équipements supplémentaires : 6 classes élémentaires supplémentaires, pôle d'accueil de la petite enfance (60 places), nouveau restaurant scolaire, création d'une médiathèque, d'un gymnase et de tennis couverts, rénovation du terrain de football, extension de l'école de musique. Ces équipements permettront à la commune d'accompagner la croissance de sa population dans des conditions très satisfaisantes.
Le projet, du fait de l'augmentation des trafics sur la commune qu'il engendre, implique une augmentation modérée des nuisances sonores et de la pollution atmosphérique à échelle locale.
L'accroissement estimé des trafics sur les voies ceinturant le camp militaire entraînera une hausse des niveaux sonores de moins de 1 à 1,5 dB(A). Les riverains des axes les plus circulés (bd Castellane et av Félix Faure) ne verront pas une dégradation importante des nuisances sonores du fait du projet. L'augmentation sera plus sensible pour les riverains du bd de l'Ouest et des Monts d'Or, les niveaux restant tout de même dans la fourchette d'une ambiance sonore modérée.
Le projet génère des impacts sur la santé publique de façon indirecte, en raison de la hausse des trafics routiers sur les axes principaux de la commune. Les trafics sont sources de pollution atmosphérique de fond et de pointe, ainsi que d'élévation des niveaux sonores en bordure de voies.
La population susceptible d'être touchée par ces effets est limitée aux riverains directs du projet, en raison de la nature et des niveaux de pollution.
Afin de limiter les nuisances pour les riverains et les milieux récepteurs, un certain nombre de mesures pourront être prises concernant l'organisation du chantier. Ces mesures pourront faire l'objet de chartes de type « Chantier Vert » insérées aux cahiers des charges des différentes entreprises intervenantes.
Le site ne nécessite pas de dépollution vis-à -vis de la réglementation des munitions et explosifs relative aux terrains militaires. Toutefois, des investigations préalables pourront être menées afin de s'assurer d'une totale absence de pollution.
Le projet intègre dans sa conception des mesures propres à compenser ses effets. Un certain nombre de mesures complémentaires peuvent être préconisées afin de remédier aux effets qui n'ont pas pu être pris en compte.
Les espaces autour du projet devront trouver de nouvelles affectations : la place Thévenot, le bâtiment de commanderie du camp préservé, les locaux actuels du pôle petite enfance. La liaison directe du projet avec la gare doit être étudiée en détail, afin de favoriser l'utilisation du futur pôle intermodal de la gare SNCF.
Le terrain de boules détruit dans le cadre du projet devra être reconstitué soit à l'intérieur de la ZAC si les possibilités foncières le permettent (salle des fêtes, mail), soit sur un terrain hors ZAC (parc urbain par exemple).
La réglementation sur le bruit n'impose pas de mesures de protections particulières, hormis que le bâti nouveau devra respecter des niveaux d'isolement spécifiques à proximité des voies les plus circulées. Des mesures de conception pourront toutefois être prises autant que possible de façon à minimiser le bruit des activités futures de la ZAC (aires de déchargement et livraison fermées, horaires appropriés,…). Un enrobé acoustique peut également entraîner une réduction du bruit en façade de l'ordre de 3 à 5 dB(A).
| Thématique | Impacts généraux et localisés | Mesures envisagées dans le programme de la ZAC et hors programme |
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| En phase travaux |
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| Environnement naturel |
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| Environnement urbain |
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| Environnement socio-économique |
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| Cadre de vie |
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